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Martyre de saint Polycarpe

Disciple de saint Jean, l’évêque Polycarpe est le dernier témoin de l’âge apostolique. Il mourut sur le bûcher, au milieu du théâtre de Smyrne, en présence de tout le peuple. C’était le 23 février de l’an 155, il avait 86 ans.

 

On plaça autour de Polycarpe les matériaux préparés pour le bûcher. Comme on allait l’y clouer, il dit : « Laissez-moi ainsi. Celui qui me donne la force de supporter le feu me donnera aussi, même sans la garantie de vos clous, de rester immobile sur le bûcher. » On  ne le cloua donc pas, mais on l’attacha.

Ainsi ligoté, avec les mains ramenées derrière le dos, il était comme un bélier de choix pris dans un grand troupeau pour être offert en sacrifice, holocauste préparé pour être agréable à Dieu. Levant les yeux au ciel, il dit : « Seigneur, Dieu tout-puissant, Père de ton enfant bien-aimé et béni, Jésus-Christ, par qui nous avons reçu la connaissance de ton nom, Dieu des anges, des puissances, de toute la création et de toute la race des justes qui vivent en ta présence : je te bénis parce que tu m’as jugé digne de ce jour et de cette heure, pour que je prenne part, dans la troupe des martyrs, à la coupe de ton Christ, en vue de la résurrection du corps et de l’âme à la vie éternelle, dans l’immortalité donnée par l’Esprit Saint. Je souhaite d’être admis aujourd’hui en ta présence avec eux comme un sacrifice riche et agréable, ainsi que tu l’avais préparé et manifesté d’avance, ainsi que tu l’as réalisé, Dieu sincère et véritable. »

« Aussi je te loue pour toute chose, je te bénis, je te glorifie par le grand prêtre éternel et céleste, Jésus Christ, ton enfant bien-aimé. Par lui gloire à toi, à lui et à l’Esprit Saint, maintenant et dans les siècles futurs. Amen. »

Quand il eut fait monter cet amen et achevé sa prière, les hommes du feu allumèrent le brasier.

Une grande flamme brilla, et nous avons vu une merveille, nous à qui il fut accordé de le voir et qui avions été gardés pour annoncer aux autres ces événements. Le feu présenta la forme d’une voute, telle la voile d’un navire gonflée par le vent qui entourait comme d’un rempart le corps du martyr. Celui-ci était au milieu, non comme une chair qui brûle, mais comme un pain qui cuit, ou de l’or et de l’argent étincelant dans la fournaise. Et nous sentions un parfum pareil à celui d’une exaltation d’encens ou d’un autre aromate précieux.

                                                                       Lettre de l’Eglise de Smyrne

 


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